La quiétude des riverains est-elle réellement en péril?
L'Association déplore le fait que certaines personnes qualifient la
circulation nautique sur lacs St-Joseph et Ste-Marie d'apocalyptique.
Certes, il y a déjà beaucoup de bateaux sur les lacs et c'est pourquoi
l'Association appuie les efforts de la municipalité à en limiter l'accès à ceux
qui en ont vraiment le droit. Il y aussi le fait que certains bateaux sont
réellement trop gros pour nos lacs et que la présence au même endroit d'un très
grand nombre de bateaux pouvant créer des grosses vagues cause problème,
notamment au lac Ste-Marie. Ce problème affecte indirectement le lac St-Joseph
car un nombre croissant de plaisanciers du lac Ste-Marie semble préférer faire
des sports nautiques sur le lac St-Joseph.
L'Association souhaite que les choses soient mises en perspective. D'une
part, la saison nautique sur nos lacs s'étend de la fin avril à la fin octobre,
ce qui représente la saison dite "maximale". Dans les faits, cette saison
s'étend réellement environ du 15 mai au 15 octobre, soit 5 mois dans l'année,
puisque l'eau est souvent trop froide en dehors de cette période pour que la
navigation soit sécuritaire.
La majeure partie de la saison dite "normale" et où toutes les embarcations
sont à l'eau se situe entre le 15 juin et le 15 septembre, soit durant 3 mois
(25% de l'année). Cette période comprend 13 fins de semaine et 3 jours de congé,
soit un total de 29 jours d'achalandage plus important. Seules les journées de
fins de semaine et de congés sont comptées car la semaine, même en plein été, la
circulation nautique est très significativement réduite, voire même parfois
presque nulle.
Les plus grands achalandages ont lieu dans la période entre le 24 juin et la
fête du travail. Le total des jours de fins de semaine et des congés durant
cette dernière période est de 25, ce qui représente l'équivalent d'une journée
sur 15 dans l'année (7% des journées de l'année).
Tous ont pu constater que l'achalandage sur nos lacs est en corrélation
directe avec la température. En effet, les lacs sont généralement assez
tranquilles les fins de semaine très nuageuses ou lorsqu'il pleut. Les journées
fraîches ont aussi une incidence directe sur l'achalandage. Les très belles et
chaudes journées d'été parmi les 25 jours identifiés précédemment sont bien sûr
peu nombreuses. Ainsi, selon nos estimations, il y a en moyenne de 40 à 50% des
journées en question dans une année normale qui sont des journées de très beau
temps, soit de 10 à 12 journées maximum par année, et où nous pouvons
considérer que l'achalandage est réellement élevé. Ce nombre de journées
représente environ 3% du nombre de jours dans une année. Or, la période
d'achalandage d'une journée dite "achalandée" se situe dans une plage de 5
heures qui s'étend généralement de 13h00 à 18h00.
Donc, les périodes de circulation nautique élevée ne représentent qu'entre
50 et 60 heures par an, soit environ 0,6% de toute l'année. Autrement dit, la
circulation nautique est normale ou nulle près de 99,4% de l'année!
L'utilisation normale d'une
embarcation motorisée dont le moteur n'est pas anormalement bruyant, qui n'a
pas de système de son en fonction et dont les occupants ne sont pas
bruyants, ne peut aucunement constituer une nuisance au niveau du bruit.
Sur un
lac navigable, circuler en embarcation motorisée n'est pas différent que de
circuler sur une route avec une automobile. Et si l'on compare le
niveau sonore des moteurs des embarcations motorisées avec celui des véhicules
sur la route 329 autour du lac St-Joseph, notamment le niveau sonore des camions
ainsi que les nombreuses motos sans silencieux qui y circulent à toute heure du
jour et de même de la nuit durant la saison estivale, on constate rapidement que
les embarcations sont finalement bien peu dérangeantes.
Les gens qui souhaitent l'abolition de la circulation nautique sur les lacs
St-Joseph et Ste-Marie devraient réaliser qu'ils sont sur l'un des deux seuls
lacs navigables sur les
85 lacs que compte St-Adolphe-d'Howard! La majorité des riverains autour
des lacs St-Joseph et Ste-Marie ainsi que la rivière mitoyenne ont choisi ces
lacs parce que la navigation par embarcation motorisée est permise.